Après l’expérimentation du parc Olry, la Ville étend le principe de zones sans tabac au parc Sainte-Marie et au parc Charles III. Et elle n’est pas opposée à un débat sur une place Stanislas non-fumeur…

Quatre heures du mat’, sur la place Stanislas : les noctambules ont des frissons. Les équipes de nettoyage aussi. Il faut, comme chaque jour, rendre au propre un sol jonché de milliers de mégots ! Alors, faut-il pour des raisons de propreté mais aussi sanitaires, faire de la place Stanislas une zone non-fumeur. Au-delà des textes, la mairie dit « ne pas s’interdire un tel débat ». D’autant qu’elle a déjà modifié sa réglementation sur les terrasses des cafetiers et restaurateurs de Nancy, en précisant l’obligation de disposer des cendriers. Elle entend désormais faire respecter cette disposition. À ceux qui pourraient objecter qu’un cendrier peut constituer un projectile, le maire Laurent Hénart réplique que n’importe quelle assiette, table ou chaise peut remplir le même rôle…

Ce qui est sûr, c’est que la Ville a officiellement franchi une étape supplémentaire en matière d’espaces non-fumeur. Depuis mardi, elle a étendu l’expérimentation d’une première zone sans tabac lancée en 2016 au parc Olry à deux nouveaux sites. 6.300 m² autour de l’aire de jeu et du terrain de sport du Parc Sainte-Marie sont désormais interdits aux volutes et autres nuages. Même approche au parc Charles-III. « Et nous allons progressivement poursuivre, à raison de deux ou trois sites par an », indique la ville.

Risque théorique d’amende

En fait, un décret interdit depuis juin 2015 de fumer sur les aires de jeux stricto sensu avec, à défaut, le risque d’une amende de 68 €.

« Nous avons décidé d’élargir le périmètre autour de ces espaces. Et là, c’est un arrêté municipal qui s’applique avec la possibilité d’une amende à 35 €. En réalité, jamais personne n’a été verbalisé même si les gardiens de parcs sont chargés de veiller au respect des règles ».

Pédagogie

L’objectif est de sensibiliser, de jouer la pédagogie. Et ça se passe plutôt bien ». Une signalétique a été installée et des éteignoirs mis en place sur les poubelles situées à proximité de ces espaces non-fumeur.

Pas un hasard non plus si cette mesure a été annoncée dans le cadre des journées de la propreté. « Un mégot de cigarette peut mettre jusqu’à 12 ans pour se décomposer et pollue jusqu’à 500 litres d’eau. Il contient plus de 2.500 substances chimiques et toxiques. C’est dire qu’il est dangereux pour les enfants qui peuvent l’ingérer ».

Ghislain UTARD

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/03/23/une-place-stan-non-fumeur

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