La grande cité ducale, bien nommée Nancy.

Que n'a-t-elle pas connu? Elle, la grande cité ducale à la place royale et au monument à la gloire de son fondateur, Stanislas, aujourd'hui inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les autres capitales peuvent bien être jalouses. C'est sur ses terres que naquirent le peintre et sculpteur Aimé Morot, le compositeur Pierre Schaeffer ou encore le fameux écrivain Edmond de Goncourt qui donna après lui, naissance au graal de la littérature.

Nancy. Son nom seul suffit à dire le prestige qu'elle incarne. Capitale des ducs de Lorraine et ville aux Portes d'Or, en référence à ses grilles solaires, la cité ducale foisonne de mille et une anecdotes. Mais pourquoi Nancy s'appelle Nancy?

S'il y a bien des villes françaises dont l'origine toponymique demeure mystérieuse -c'est le cas entre autres de Marseille ou de Lyon- Nancy peut, pour sa part, se targuer de ne pas avoir laissé aux oubliettes le sens de son nom de baptême. «La ville doit son appellation à un mot d'origine celte, nance , soit le marais», nous assure l'Office de tourisme de la cité. Mais ne croyons pas un seul instant que cette explication -tenant en une phrase- se fit sans provoquer de houleux débats !

Une faute de copiste

Déjà en 1845, l'écrivain Aristide Guibert rappelait les innombrables controverses qui entouraient le nom de notre fameuse ville. «Les uns ont prétendu que Nancy avait pris la place de la ville leuhoise de Nasium [...] d'autres savants, que son nom avait dû dériver d'un certain comte dit Nanceius, fondateur de l'abbaye de Noirmont au diocèse de Reims». Des explications divergentes, notait en substance l'auteur dans son livre Histoire des villes de France, en raison d'historiens en herbe et coquilles malheureuses. Concernant cette dernière exégèse, «Nanceius», il précisait d'ailleurs qu'«elle dérivait d'une erreur basée sur une simple faute de copiste. Tous les titres authentifiés nommèrent le comte Nanterus.»

Jusqu'à la première moitié du XIX siècle et malgré les polémiques étymologiques, on estimera que le nom de Nancy devait dériver «de la lignée de Gérard d'Alsace», premier duc de Lorraine qui édifia un château féodal ainsi qu'une cité durant le XIe siècle. Aristide Guibert rappelle vaguement cette histoire. «Son fils, Herman, sénéchal de Lorraine, sous le duc de Thierry eut, entre autres enfants, un nommé Drogo qui prit le titre de Drogo de Nancy au XIe siècle. Il céda par la suite le château et le bourg de Nancy au duc de Lorraine, contre la châtellenie de Rosières, Lénoncourt, le Ban de Moyen et Haussonville, mais conserva néanmoins le surnom pour lui et sa descendance.» Mais d'où viendrait alors ce titre ? L'auteur passe son origine sous silence...

Un pittoresque bassin

Un mystère qui ne satisfera pas Jean Cayon. L'auteur dix-neuviémiste reviendra ainsi un an plus tard sur cette nébuleuse étymologie, dans son livre Histoire physique, civile, morale et politique de Nancy, ancienne capitale de la Lorraine, en y apportant une exégèse topographique. Comme nombre de villes françaises qui prirent leur nom en miroir de leur situation géographique, l'écrivain décida de s'intéresser au «pittoresque bassin» de l'ancien Nancy. Au VIIe siècle, plus précisément. Période durant laquelle «l'immense clairière aux pieds des montagnes boisées qui y déversaient leurs eaux» fut un carrefour stratégique pour accéder à la «ville épiscopale de Toul ou celle de Metz» et être en lien avec «la résidence des comtes du Chaumontois à Lay-St-Christophe où naquit notamment Saint-Arnould, l'aïeul de Charlemagne.» 

Mêlant histoire et géographie, Jean Cayon déduisit enfin que «le Grand-Nançois et le Petit-Nançois que possédait Saint-Bodon, 17e évêque de Toul vers 664 dans le Barrois» devaient avoir été nommés d'après leurs particularités géographiques. Nançois, dérivant du «mot celtique Nant, signifiant ‘marais'».

Une signification sur laquelle s'accorderont un siècle plus tard les linguistes. L'Office de tourisme de Nancy confirme cette étymologie. « La ville s'est construite sur la rive de la Meurthe, une plaine marécageuse. Il n'est donc pas étonnant que Nancy trouve son origine dans le mot ''marais'' ». Et de préciser: «La place Stanislas est d'ailleurs construite sur pilotis et en période de chaleur, comme la terre est molle, elle peut se mettre à bouger.» Voilà donc le fin mot de notre mystère !

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/06/28/37003-20170628ARTFIG00002-nancy-d-o-vient-ton-nom.php

Pour cette seconde édition d’Embranchements, l’ambition est de mettre en lumière l’implication de la Ville et de la Métropole de Nancy dans la gestion de l’arbre.

"Arbre et architecture"

Parc de la Pépinière, du 19 au 25 juin

Embranchements rapproche le grand public des cimes pour une nouvelle approche de ces êtres vivants étonnants et passionnants. Dans le parc de la Pépinière, la thématique « Arbre et architecture » propose une vision originale. Comment habiter avec l’arbre, l’intégrer dans notre habitat, lui donner toute la place qu’il mérite dans nos vies ? Pour cela, des architectes, des scientifiques, des experts, des gestionnaires mais aussi des artistes et des plasticiens dialoguent pendant sept jours avec les visiteurs. Des interventions concentrent tous les regards vers la canopée et la biodiversité qu’elle recèle.

Colloque international 

22 & 23 juin

Un colloque international au cœur du jardin Dominique-Alexandre Gordon. Le thème retenu, "L'Arbre de demain", assure la présence d'experts internationaux et de gestionnaires venus de tous les horizons. Consultez le programme du colloque et Inscrivez-vous via le formulaire en ligne

Consultez le programme ici

du 17/06 au 15/08 chaque soir à 22 h 45, sauf le 14/07 à 23 h 15

du 16/08 au 17/09 chaque soir à 22 h 00, sauf les 8/09 et 9/09 à 22 h 45

Inscrite depuis 1983 au patrimoine mondial de l’UNESCO, la place Stanislas se parera chaque soir d'une scénographie à base d’images monumentales à la hauteur d’une des plus belles places d’Europe. Chaque été, la Place Stanislas est l'écrin d'un extraordinaire spectacle de vidéo projection.

Ce grand événement populaire à Nancy rassemble un public nombreux autour d'une création imaginée par la société Spectaculaires – Allumeurs d’images. « Tout petit déjà, j’avais peur du noir… Toute ma vie je n’ai donc cessé de chercher la lumière… Toutes les Lumières » C’est par ces mots que Stanislas Leszczynski - nous invite à rêver à la flamboyance des artistes nancéiens, à s’éblouir des lumières des cinq continents et du génie de ceux qui ont créé l’une des plus belles places du monde !

Un spectacle extraordinaire à ne pas manquer !

Grande semaine commerciale au centre-ville de Nancy : grand jeu / animations / ventes privées

Programme des animations :
Samedi 17 juin
  • de 11h30 à 18h30 : Concours de style "Mode in Nancy", qui sera la/le plus tendance? Venez comme vous êtes, passez devant notre jury et remportez de nombreux cadeaux.
  • de 14h30 à 18h30 : Défilé de mode des boutiques du centre-ville avec les candidates Miss Lorraine, animé par Jérôme Prod'homme
  • défilé de 15h à 18h : Elsa et le Monde des jouets, Trols, Trois, Pat Patrouille et Minions en musique avec Top Fanfare.
Vendredi 23 juin

Place Charles III

  • de 10h à 13h : Animations en présence de Frfance Bleu Sud Lorraine
  • de 16h à 23h : Partez en Amérique en embarquant à bord de la caravane Airstream Cargo.

Placette Saint-Sébastien

  • de 17h à 20h : Voitures rétro et motos des Thunderbirds + groupe de pin-up
  • jusqu'à 21h : Grande nocturne commerçante

Programme des animations à découvrir sur www.boutic-nancy.fr

  • à 21h : Concert gratuit , La Music Academy International en scène place Charles III, accompagnée de : Lisa Mistretta, Maximilien Philippe et Valentin Fabien
Samedi 24 juin

Place Charles III

  • de 10h à 18h30 : Partez en Amérique en embarquant à bord de la caravane Airstream Cargo.
  • de 14h à 18h30 : Show de cheerleaders et de football américain en compagnie des Tigres Nancy !
  • de 15h à 18h : Démonstrations de danse country avec les "Country Road" de Villey Saint Étienne et de lindy hop avec "Wilfried's Dance Time and Friends" de Jarville

En ville

  • de 15h à 18h : Voitures rétro et motos des Thunderbirds, Elsa et le Monde des jouets , Trols, Trois, Pat Patrouille et Minions en musique avec la compagnie Kreyol Mouv.

45 boutiques, de nouvelles entrées, des écrans dynamiques… À quoi ressemblera la nouvelle galerie après son extension dans l’ancien palais des congrès ?

On la disait « moribonde ». La galerie marchande accolée au centre commerciale du même nom, accessible par la rue du Grand Rabbin-Haguenauer, va elle aussi subir de très gros travaux pour retrouver un nouveau souffle qui profitera aux commerces du centre-ville.

L’opération est menée par un promoteur parisien Philippe Jovignot pour le compte de Doremedi, le groupe familiale toulousain à l’origine de la construction de cet ensemble en 1960 et copropriétaire depuis. Elle a pu être menée après le rachat de l’ancien palais des congrès à la métropole du Grand Nancy qui accompagne le projet.

Deux ans de travaux

Coût de l’investissement : 21 millions d’euros. Le début des travaux programmés sur deux ans dépendra de l’avancement de la commercialisation que la société de Philippe Jovignot assure en partenariat avec CRBE Nancy, en novembre dans le meilleur des cas sinon en avril. Ouverture prévue en 2019 « au printemps ou à l’automne ». Le gros du chantier consiste à désamianter et « déconstruire » l’ancien palais des congrès. « La nouvelle extension aura la même hauteur et le même volume ». Ses trois niveaux tout en transparence, seront orientés vers la nouvelle place des Justes. « La galerie profitera du flux du quartier Mon Désert et du développement du programme Nancy Grand Cœur », explique Philippe Jovignot. « Elle fera office d’entrée principale ».

Une « locomotive »

Une grande enseigne « non alimentaire » qui commence à s’implanter en France se montre intéressée. Mystère sur l’identité de cette « locomotive » qui pourrait occuper les trois niveaux. À terme, la nouvelle galerie Saint-Sébastien comptera 45 commerces, si on inclut les 15 existants, répartis sur 6.000 m² dont 3.000 m² de moyenne. Un atrium sera aménagé dans l’entrée de la rue du Grand Rabbin Haguenauer. Des travaux lourds là aussi qui nécessiteront le découpage de la trémie. Objectif : décupler les volumes et ouvrir les perspectives. Un immense écran tactile permettra aux visiteurs de s’orienter dans la nouvelle galerie. D’autres écrans XXL équiperont également la nouvelle extension.

 

Saïd LABIDI

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/06/13/la-(nouvelle)-galerie-saint-seb

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