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Une profonde réforme de la gestion du stationnement est dans les tuyaux pour 2018. En attendant, c’est l’application mobile, de plus en plus utilisée pour le paiement, qui va évoluer. Explications.

De profonds changements sont annoncés dans la gestion du stationnement pour 2018. En attendant, l’appli mobile va évoluer en préservant jusqu’à fin 2017 ses avantages.  Photo Pierre MATHIS

À Nancy, l’amende pour ceux qui ne glissent pas de pièces dans le parcmètre se monte à 17 €. Mais sera-t-on, à partir de 2018, comme à Paris, sanctionné par un « forfait post-stationnement » de 50 € quand on aura manqué à ses obligations ? Pas sûr du tout. Ce qui circule dans les couloirs de la mairie, c’est plutôt, dit-on, le principe « no business, no racket » et « une approche qui ne sera pas dans la logique de la capitale » ! Et toc, c’est envoyé. Mais les automobilistes ne demandent qu’à voir…

N’empêche : ils doivent s’attendre à une profonde réforme de la gestion du stationnement sur Nancy, laquelle est en préparation « mais pas encore ficelée » à l’hôtel de ville.

Surveillance externalisée ?

Pour cause : au 1er janvier prochain, 800 communes françaises pourront non seulement fixer le barème tarifaire mais aussi déterminer ce fameux « forfait post-stationnement » qui remplacera l’amende (on l’attend donc plus mesuré qu’à Paris !) ainsi que choisir d’externaliser la mission de surveillance du stationnement (en clair : la confier au privé). On sait à cet égard que Nancy a fait depuis 2015-2016 une pause affirmée dans le recrutement des ASVP chargés de mettre les contredanses…

En attendant cette réforme, qui devrait être présentée en juin ou septembre, c’est du côté de l’application mobile permettant de régler le stationnement avec son smartphone (Apple et Android) que les choses vont évoluer. Et ça concerne du monde puisqu’un millier d’usagers l’ont adoptée et que le rythme d’adhésion s’accélère.

Seulement voilà : cette application, baptisée Urbis Mobile et disponible dans sept villes de France, est développée par la start-up Mobile City implantée à Metz, laquelle vient d’être rachetée par le Suédois Easy Park. La manœuvre suscite quelques inquiétudes chez les utilisateurs. Il est vrai qu’Urbis Mobile, en contrat avec Nancy, offre deux avantages. Premièrement, on paie au temps réel, on déclenche et on arrête son compteur sur son smartphone (les ASVP sont automatiquement informés sur leurs terminaux que vous payez). Deuxième bonus, déjà évoqué dans nos colonnes, les 20 premières minutes sont à 20 c, que l’on soit en zone T2 (la plus chère, à 1,70 € de l’heure) ou T6 (0,60 € de l’heure).

« Avantages préservés »

Ce dernier avantage « ne changera pas. Car notre contrat court jusqu’en fin d’année », dit la ville.

En revanche, l’appli va évoluer vers fin mars car « certains oubliaient de stopper leur décompte » (on leur facture alors 3 heures). « Il faudra programmer une durée prévisionnelle. 15 minutes avant l’échéance, un message d’alerte vous sera expédié pour effectuer à distance une éventuelle rallonge. Si votre stationnement est plus court, vous serez facturé au temps réel en arrêtant le décompte. »

Bref, le « stationnement temps réel demeure. » La nouvelle version permettra aussi de gérer deux comptes : un professionnel et un personnel. D’ailleurs, des entreprises ont adopté l’appli pour éviter d‘avoir à décompter et rembourser leurs salariés contraints de stationner en ville. « Nous faisons la promotion de cette appli pour son côté pratique. Pas pour des gains financiers ! Car chaque nouveau type de paiement génère des frais de gestion supplémentaires. »

Ghislain UTARD

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/02/02/stationnement-payant-ca-va-bouger

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